de Gironde

VITICULTURE

Fraude sur 6000 hl de vins : un étrange sentiment d'impunité.

16.03.2018 Jeudi 15 mars au Tribunal correctionnel de Bordeaux, comparaissaient la société GVG (groupe Castéja) ainsi que son ancien directeur des achats. Ils répondaient d'une fraude présumée portant sur 6000 hl dont une partie d'appellations Bordeaux. Les débats ont permis de mettre à jour un fonctionnement extravagant de cette société de négoce. D'autant plus extravagant qu'il ne s'agit pas d'un troisième couteau du négoce bordelais, mais d'une maison historique, dirigée par un membre du CIVB et président des crus de 1855.La Confédération Paysanne de Gironde était partie civile.

Le tribunal a mis à jour des assemblages tout à fait incontrôlés, mêlant allègrement vins de France, IGP* d'OC, appellations de Bordeaux, fausses étiquettes, millésimes changés, etc. Egalement une cuverie insuffisante pour pouvoir séparer l'ensemble des vins référencés…
En dehors des tours de passe-passe entre les différentes qualités de vins,  les débats ont même pointé des volumes de vins présents mais non enregistrés et inexplicables. De la lie a même été intégrée dans un assemblage….

La Confédération Paysanne de Gironde était partie civile. Elle s'interroge donc sur la réalité des contrôles de la filière pesant sur le négoce.  QualiBordeaux prélève chez les vignerons des échantillons à chaque mise en bouteilles et les sanctionne en cas de problème. Comment donc l'ensemble de ces assemblages invraisemblables a-t-il pu avoir lieu avec des appellations de Bordeaux ? Comment un tel sentiment d'impunité a-t-il pu se développer ?

La Confédération Paysanne de Gironde continuera par son action à défendre les intérêts de la viticulture honnête de Bordeaux et ne manquera pas de demander des comptes aux représentants de la filière qui seraient impliqués dans les différentes fraudes.
 
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