de Gironde

NITRATES : NOS POSITIONS

 

 

 

 
 
 
 
 

Les nitrates sont principalement issus de l'épandage d'engrais azotés. Ces engrais peuvent être d'origine minérale majoritairement fabriqués à partir de de l'azote de l'air grâce à une quantité importante d'énergie fossile, ou d'origine organique (fumier ou lisier) parfois excédentaires dans les zones d'élevage intensif.
La fertilisation azotée joue un rôle essentiel dans la nutrition des plantes. Une partie de l'azote apportée aux champs est utilisée par celles-ci. Le reste se diffuse dans le milieu naturel : l'eau, le sol et l'air.
Quelle que soit l'origine de l'azote, son utilisation n'est pas suffisamment économe et efficace. Au-delà de certaines concentrations et dans certaines conditions de milieux, la présence des nitrates associés aux phosphates est responsable de l'eutrophisation des masses d'eaux. Ainsi, les nitrates sont un des facteurs non négligeables de pollution des eaux à l'origine de la prolifération des algues vertes. Ils perturbent le fonctionnement écologique des masses d'eau.
la reproduction des poissons et dégradent la biodiversité. Outre les pertes d'azote dans le sol sous forme de nitrates, les pertes d'azote dans l'air sous forme d'ammoniac ou de protoxyde d'azote sont importantes.

 

      La Confédération paysanne revendique

la remise à plat de la réglementation nitrates et défend une approche globale, transversale et systémique des pollutions d'origine agricoles en général. Il faut que la réglementation soit moins segmentée et prenne aussi en compte le phosphore, l'ammoniac, les pesticides, etc. aussi responsables de la dégradation de la qualité de l'eau, de l'air, du sol.

Le cloisonnement des problématiques pousse à la mise en oeuvre de textes inappropriés.

Les politiques et financements publics doivent être utilisés pour favoriser le changement de pratiques et de systèmes.

Toutes les pratiques agronomiques qui limitent la pollution doivent être mise en avant (prairies, couverts végétaux, haies, ripisylve, pâturage, etc.) et doivent s'ajouter à des politiques de régulations de la production agricole qui permettent à des paysan-ne-s nombreux de vivre de leurs métiers. Elle doit leur permettre de retrouver une autonomie dans leurs pratiques et leurs savoir-faire.

Tant que cette redéfinition n'est pas réalisée, l'extension des zones vulnérables n'est pas pertinente et risque de mettre en difficulté nombre de paysan-ne-s dans
l'impossibilité de se mettre aux normes.

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