La Confédération paysanne exige un tournant vers la diversification sur la base des fonds non consommés du plan d’aide à l’arrachage des vignes
Pour la Confédération paysanne, ce plan d'aide aurait dû être accompagné de mesures de soutien à la diversification. Il est encore temps ! C'est pourquoi nous demandons que le reliquat de 18 millions d'euros sur l'enveloppe initiale de 130 millions d'euros soit mobilisé en intégralité pour soutenir des projets concrets d'arrachage suivis d'une diversification avec un soutien aux infrastructures de transformation locale pour inciter à la création de nouvelles filières, et un soutien à l'installation. En effet, dans certains territoires viticoles, il est indispensable de développer des outils pour soutenir la diversification, et ainsi limiter la déprise agricole.
Accompagnée de cette diversification, une régulation et répartition des volumes adaptées à la réalité de chaque bassin de production permettront de sortir durablement la filière de la crise, en valorisant la typicité des terroirs et les marchés porteurs plutôt que la course aux volumes à prix bas.
Enfin, le Paquet Vin européen nouvellement adopté autorise la réduction jusqu'à 0 % du taux annuel de nouvelles plantations. Nous demandons à ce que les nouvelles autorisations de plantations et les aides à la restructuration du vignoble soient exclusivement fléchées aux installations et exploitations en dessous du seuil du contrôle des structures. Ce critère permettra d'accompagner un véritable tournant vers une agriculture diversifiée, résiliente et durable.
La viticulture française doit se réinventer. Nous ne laisserons pas les fonds publics financer un plan social déguisé. L'argent public doit servir à diversifier l'agriculture, pas à légitimer l'abandon de nos terres.
Contacts :
- Thomas Gibert, porte-parole national : 06 65 24 66 44
- Michel Isouard, responsable de la commission viticulture nationale : 06 49 16 12 26
- Nina Lejeune, secrétaire nationale : 06 45 91 14 38








